ORLAN utilise la vidéo, la photo, la sculpture, les installations, le film, les biotechnologies, etc. pour questionner les pressions sociales, politiques et religieuses qui s'impriment dans les corps. En 1964, elle considère déjà son corps comme une sculpture. Parallèlement, elle performe ses actions ORLAN-CORPS dans la rue avec « Les Marches au ralenti ». A partir de 1967, elle commence une série de «Tableaux vivants », dans lesquels elle cite des personnages féminins emblématiques de l'histoire de l'art. En 1971, elle réalise l'action « Je suis un femme et une homme ». La première version du «Baiser de l'artiste » a lieu en 1976. De 1990 à 1993, Orlan a créé une série d'opérations chirurgicales performances : « La Réincarnation de Sainte ORLAN, « Images-nouvelles Images », ou «Omniprésence » qui ont été retransmises en direct dans plusieurs points dans le monde dont le Centre Georges Pompidou, sa galerie Sandra Gering à New York et au Centre Mc Luhan à Toronto. Orlan a considéré le bloc opératoire comme son atelier d'artistes d'où sont sorties différentes œuvres. En 1998, elle commence des séries d'œuvres en photographie digitale «Self Hybridations» pour lesquelles elle transforme sa nouvelle image (modifiée par la chirurgie), mixant les valeurs des cultures non occidentales. Elle reçoit le prix Arcimboldo en 1999. Parallèlement, elle enseigne à l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Paris-Cergy. Depuis plusieurs années, elle travaille autour d'un projet monumental construit à partir de la phrase de Jean Luc Godard : « Non seulement un film à l'envers mais en quelque sorte l'envers du cinéma ». Les œuvres d'ORLAN sont représentées en France, aux Etats Unis, en Italie, en Corée du Sud, en Australie, au Japon… Plusieurs rétrospectives et monographies lui sont consacrées.
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